La Plume de Léo de Mars 2025

 Ateliers LA PLUME DE LEO des 10 et 24 Mars 2025 animés par Patricia.


En présence de Sylvie, Cathy, Nicole, Evelyne, Marie-Claude R., Véronique M., Véronique V., Jacqueline, Fabienne, Corinne, Elisabeth, Marité, Philippe, Valérie, Sylvia et Christine.




A/ Quand il s'agit de « traîner » : Un petit texte plein de traînes.

Pour Marité :

Te rappelles-tu, enfant de 8 ou 9 ans, tu admirais au cinéma, les films en noir et blanc avec des dames à crinoline et longues traînes. Tu te disais : quand je me marierai je voudrais une longue traîne. Et pour les hommes aussi n’est-ce pas ? Le sacre de Napoléon traînant son tapis rouge. Et puis les reines d’Angleterre et autres contrées occidentales…

Tu aurais aimé être une de ces petites filles soutenant des traînes. Et puis tu as trouvé cela ridicule. Tu te disais qu’on pourrait en faire des hamacs, des balancelles de ces étoffes stupides. Te prenait l’envie d’arracher ces oripeaux grotesques. Tu t’es mise à rire des grandeurs, des fastes royaux et cardinaux.

Tu venais d’entrer dans l’âge bête. Tu y restes, traînant sous des ciels de traîne avec au dos un sac qui n’a pour traîne que le linge des sueurs séchant au vent.


B/Ecrire le journal intime d'une personne, d'un objet (à tirer au sort) sur six jours :

Pour Cathy : Un cahier d'écolier

Lundi :

Enfin le lundi ! Après deux jours passé au fond d'un cartable, j'avais hâte de respirer un peu d'air frais. Bien entendu, la petite ne m'avait pas montré à ses parents pour qu'ils me signent. Il faut dire que je suis le cahier du jour de Julie et qu'elle n'est pas vraiment une bonne élève.

J'aime bien le lundi. Je retrouve l'ambiance de la classe, les voix et les bruits. Le voisin de Julie est très bavard et drôle. Il me fait beaucoup rire, mais j'entends la maitresse le gronder souvent. Aujourd'hui des mauvaises notes et la petite m'a presque fait mal en s'acharnant et en raturant un exercice de conjugaison.

Mardi :

Le mardi est mon jour préféré. C'est le jour de l'écriture, où je suis rempli de belles et élégantes majuscules, quand Julie est bien décidée. Mais elle a encore tracé ses traits trop fort et a presque troué une de mes pages. J'en suis encore meurtri.

Mercredi :

J'ai dormi au milieu de la pile sur le bureau de la maitresse. La femme de ménage m'a réveillé en nous envoyant valser, nous les cahiers, de l'autre côté. Quelle brute ! Sinon, c'est le silence et l'obscurité. Un peu de repos.

Jeudi :

J'ai entendu la maîtresse marmonner en corrigeant les exercices sur mes feuilles. « Celle-là ! Elle ne s'applique pas, elle ne réfléchit pas ! Oh la la ! ».

Et voilà, j'ai senti un grand coup de stylo rouge traverser toute une page.

J'ai trouvé que le bruit était fort aujourd'hui. Grande agitation. Et le voisin survolté. Je suis content de me retrouver au calme au fond du casier.

Vendredi :

Jour presque tranquille. Juste quelques exercices le matin. Mais je suis rempli de taches car son stylo à encre a coulé. Elle ne s'est même pas donné la peine de les effacer.

« Un torchon ! » j'ai entendu crier la maitresse. C'est triste, j'aurais quand même aimé être un joli cahier bien soigné.

Samedi :

Je suis resté au fond du cartable. C'est le weekend. Je pense que je n'aurai pas l'honneur d'être montré. Je ne suis pas assez beau. Mais tant pis, je me suis attaché à ma petite Julie.

C/ Relater une dispute entre deux personnages célèbres (à tirer au sort)

Pour Sylvie : La Joconde et Léonard de Vinci

« Pourquoi tu ne souris pas ? »                       

  • « Je n’ai pas envie. »

  • « Oui mais moi, je préfèrerais te peindre avec un sourire aux lèvres. Que l’on voit tes dents. »

  • « Je ne peux pas sourire. Arrête de m’embêter comme ça. »

  • « Oui mais c’est toi le modèle et tu dois m’obéir. »

  • « Je te dis NON et non c’est non, je ne sourirai pas. »

Léonard de Vinci excédé :

  • « Tu es insupportable, tu n’en fais qu’à ta tête. Je vais changer de modèle ! »

La Joconde hausse les épaules :

  • « Cela m’étonnerait, tu es trop bien payé pour ce travail. »

Léonard se remet à peindre en bougonnant

  • « Tu pourrais faire un effort, on va finir par croire que je t’ai forcé à poser. »

Mona Lisa rigole en mettant une main devant sa bouche :

  • « J’aimerai bien que l’on te prenne pour un pervers mais tu n’es qu’un vieux peintre sans talent. »

Léonard fait valser la toile au loin.

  • « Je n’en peux plus de ton sale caractère et il vaut mieux que tu me fasses des excuses immédiatement. »

  • « Ça va, ça va, excuse-moi, je ne pensais pas ce que j’ai dit. La vérité c’est que j’ai eu un accident hier. Regarde mes dents. »

Ebahi, Léonard de Vinci vit la bouche édentée de La Joconde.

  • « Tu comprends pourquoi j’ai dit NON. »

Mona Lisa regarda le peintre droit dans les yeux, croisa ses mains et fit un sourire énigmatique.


Pour Corinne : DUPONT et DUPOND (TINTIN) 


DUPONT : « Un crime au château de Moulinsart ». Je viens de recevoir un message sur mon répondeur téléphonique, donc j’y vais

DUPOND : Non, c’est moi qui y vais car je l’ai reçu aussi

DUPONT : Je te dis que c’est moi Duponttt qui suis appelé…

DUPOND : Evidemment, les amis de la Castafiore ne font pas la différence entre le « T» et le « D »

DUPONT : Oui, Dupon avec un T ou un D, on ne l’entend pas à l’oral

DUPOND : Bon, je vais demander à Tintin quel policier il sollicite ?

: Tiens, Tintin a répondu : un policier à moustache

DUPONT : Bon alors, c’est moi…

DUPOND : Mais moi aussi, j’ai une moustache !! Elle est plus imposante que la tienne !!

DUPONT : Envoie un SMS : Quelle moustache ? La moustache taillée droite ou recourbée vers l’extérieur ?

DUPONT : Il répond : peu importe ! Mais faites vite…

DUPOND : Transmets un autre message : De quelle couleur est le chapeau melon ?

DUPONT : Il a répondu NOIR. Bon ! alors c’est moi qui pars…

DUPOND : Je te dis que c’est moi qui vais voir. Mon chapeau est noir. Non, mais tu commences à m’énerver ! Ah un SMS ! Tintin demande expressément le X 33 ou X 33bis. Mais, pour moi, c’est pareil !

DUPONT : Comment pareil ! Quelle honte !

Nous sommes différents. Je suis meilleur que toi

DUPOND : Non, c’est moi. Je trouve toujours quel est l’assassin même quand il n’a pas tué

DUPONT : Ah ! Monsieur fait le fier à bras ! C’est moi qui résous les énigmes !

DUPOND : En plus, tu te trompes souvent. Tu n’es pas trop malin ! Alors, j’y vais

DUPONT : Bon, finalement, d’accord, tu y vas…

DUPOND : Non, vas-y toi…Je n’aime pas voir les cadavres

DUPONT : Eh bien, moi non plus !

Ensemble au téléphone : Allo, Tintin, les DUPONDT sont indisponibles !!




Toujours la même imagination débordante de tous les participants, un grand plaisir partagé

à la lecture de tous les textes.

Prochains ateliers les 14, 28 et 29 Avril 2025.



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