Le club philo de Leo de Novembre 2025

 

 

Deux heures de philo ne se résument pas comme une course hippique

mais on peut en donner une idée

 

Nous avons le mois dernier abordé « La servitude volontaire’’ de La Boétie.

Nous sommes loin d’en avoir fini, l’aventure continue et le tableau que Jean Claude nous présente aujourd hui est toujours aussi passionnant.

La Boétie interroge ; la servitude volontaire est-elle justifiée par la peur, ce qui la rendrait acceptable ou bien, de façon plus subtile est-elle un compromis que l’homme fait entre sa liberté et son confort.

Un siècle plus tard le philosophe anglais Thomas Hobbes continue de tracer le sillon. Pour lui, le choix de renoncer à la liberté naturelle est pour la société, la garantie de la paix civile et la survie de la société.

18 Ime siècle retour en France, Jean Jacques Rousseau frappe fort : Phrase courte et puissante tirée de son ouvrage ‘’ du contrat social’’

‘’ il n’y a nul dédommagement pour quiconque renonce à tout »

Oui, je sais, c’est brutal mais Jean Jacques il est comme ça, du style et du punch.

Nous sommes encore un peu secoués, Jean Claude vient nous chercher dans les cordes avec une question que l’on n’entend pas a ‘’ Tournez manège’’

‘’Doit-on admettre que le pouvoir d’un tyran est légitime dans la mesure ou l’individu qui l’exerce est un être exceptionnel ?’’

C’est là que les choses sérieuses commencent :

Désolé je ne connais pas la sténo qui aurait été bien utile pour tout retranscrire, mais sachez que c’était fort intéressant, le tout à ’’ sotto voce’’.

Jean Claude invite aussi, Max Weber, Gustave Le Bon, Freud et Anna Arendt.

Le respect et la crainte, le besoin d’être protégé sont considérés comme les raisons de la servitude volontaire par ces éclaireurs.

Vers la fin de notre conversation une idée simple et forte se dessine :

Nous acceptons cette servitude c’est en ça quelle est volontaire.

 Elle nous plonge dans une régression qui nous fait ressembler à un petit enfant qui cherche la protection et la puissance du père celui que l’on aime et redoute celui qui punit et récompense.

Ne reste plus au tyran et autre despote de savoir jouer de notre imagination en créant un roman national, en désignant des héros à admirer, et des ennemies à détester.

Une chose est sure, si à la fin de cet atelier nous ne sommes pas plus malins nous sommes en revanche plus avertis.

Philippe Jeanne

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